MADAGASCAR : CES ASSOCIATIONS QUI LUTTENT CONTRE LE SIDA

Le dispensaire SISAL (Sambatra izay salama, littéralement : Heureux les bien portants).

Le 1er décembre, c’est une date qui ne s’oublie pas ! Dr Harisoa Responsable et Médecin traitant et Mr Andry Nirintsoa, responsable prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), au niveau de l’association et dispensaire SISAL (Sambatra izay salama, littéralement : Heureux les bien portants) ont bien voulu répondre à quelques questions posées  lors d’une interview, à l’occasion de  la journée mondiale de  la lutte contre la SIDA.

Le SISAL en quelques mots :

Dr Harisoa: « Le dispensaire SISAL est ouvert à tous surtout les gens vulnérables comme les travailleurs de sexe (TDS), les jeunes, les travailleurs mobiles (camionneurs,.. .). Le SISAL fait aussi de la sensibilisation au niveau et en dehors du centre soit aux jeunes scolarisés ou non, aux TDS »

Mr Andry: « SISAL a une vision de communauté saine, solidaire et inclusive en réponse à l’épidémie du VIH. Le SISAL est spécialisé dans la prise en charge des maladies sexuellement transmissibles et VIH. Depuis une dizaine d’années SISAL s’est intervenu à Tananarive et Tuléar. A Tuléar, l’intervention du SISAL a commencé en 2004, ce qui a conduit en 2008 à la création d’un centre de prise en charge psychosociale des PVVIH. »

Les principales attributions de SISAL et du centre de prise en charge :

Mr Andry: La prise en charge psychosociale mais aussi médicale et socioéconomique ainsi que l’accompagnement des patients PVVIH sous ARV. Il y a aussi la promotion du genre et des droits humains.  Enfin il y a   l’appui aux initiatives innovatrices des patients PVVIH.

Quelques chiffres sur la pandémie pour Tuléar :

Dr Harisoa Responsable et Médecin traitant au niveau de l’association et dispensaire SISAL

Dr Harisoa: En tant que ville portuaire, la ville de Tuléar n’est pas toujours épargnée des Infections sexuellement transmissibles et VIH.

Mr Andry: On a enregistré depuis 2004, quelques 70 PVVIH dans toute la région de Tuléar et au sein du SISAL seuls 30 de ces 70 PVVIH sont pris en charge. Pourquoi 30 seulement ? 30 parce qu’il y a plusieurs PVVIH qui s’éparpillent dans les communes et districts avoisinant Tuléar. Ce qui fait que ce sont les plus proches de la ville qui bénéficient donc quotidiennement de cette prise en charge.

Droits humains et VIH/ SIDA, tel es le thème de la lutte cette année pour cette année 2010. Les perspectives du centre en rapport avec ce thème :

Mr Andry Nirintsoa responsable prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) au niveau de l’association et dispensaire SISAL

Mr Andry: Nous voulons  un travail décent pour tous les PVVIH, aussi nous envisageons d’augmenter le nombre de ces personnes prises en charge parce qu’actuellement, on n’est même pas à la moitié des chiffres  qu’on a. Et ces chiffres sont peut-être erronés. Il y a même plus que 70 PVVIH donc on est entrain d’étudier par quels moyens, par quelles activités, comment est-ce qu’on va pouvoir offrir ce service de prise en charge pour tous les PVVIH et qu’ils  soient conscients de l’utilité de la prise en charge par les associations.

Un message à passer pour nos lecteurs

Dr Harisoa:Lors des séances d’informations, éducations et communication (ou IEC) nous encourageons les jeunes à éviter les rapports sexuels précoces.

Mr Andry: Pour nous, il est important que les jeunes s’activent  et participent activement dans la lutte contre le VIH. Donc la prévention est surtout la clé contre cette  maladie : utilisation de préservatifs, abstinence ou fidélité.

Un grand merci  et longue vie à ces associations comme le SISAL qui de jour en jour, font de leur mieux pour s’occuper des PVVIH et sensibiliser les gens ! Et une   pensée  pour tous ceux qui vivent avec le VIH dans le Monde entier

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Andriamihaja Guénolé, 26 ans, né à Tuléar, dans le Sud de Madagascar, vit à Antananarivo. Il rejoint Mondoblog en 2010. Se décrivant comme blogueur naïf et un peu indifférent, il écrit "tout et n'importe quoi (mais surtout n'importe quoi)". Passionné de nouvelles technologies, il travaille pour une plateforme nationale malgache de communautés gérant localement les ressources marines en tant qu'assistant de communication.

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